Je suis carrément surprise parce que je suis incapable de me reconnaitre, sur cette photo. Ce qui est incroyablement bizarre, puisque c'est bel et bien moi dessus.
Vous n'êtes pas allé en cours de la semaine?
Dans votre classe, ils étaient quatre?
NORMAL, c'est la grève!
Miousik.
(écoutez la, je vous jure. Ecoutez le début jusqu'à 00:30. Si ça vous donne pas une envi de dingue de danser, complètement défoncé, franchement, je sais pas ce qui peut vous donner envi de le faire) Vendredi dernier, les bossutes se sont donc joint au groupe des
lycéens anarchistes (enfin "pseudo") pour manifester.
Déjà, les gens,
dans les manifs, ils se croient trop
rebelles, genre, ils se prennent tous pour le
Che Guevara, genre en
revolution historique. Ils se mettent à brailler des slogans
"REBELLES", ils ont les yeux
exorbités et ils
brandissent des parapluies (c'est un signe de rebellion).
Disons que ce genre de truc fait ressortir ma
verve critique dégueu et j'ai sorti à
Gudusse et
l'épave alors que les
cent autres élèves hurlaient des slogans, genre: "
Sarkozy, t'es trop
petit, et si t'étais plus grand, tu
verrais les étudiants!"
(trop freudien, je sais):
Moi: Vous avez pas remarqué, que,
les manifs, en fait, c'est comme
la messe? On te demande de
répéter des phrases, mais tu comprends
pas la moitié, alors, tu fais une feinte, genre: "
Sarkozy, t'es trop petit, mais...
grnftmmtrfmt!". C'est
comme la messe, quand le prêtre il gueule:
"le Seigneur et avec vous!" tu dois sortir:
"et avec votre esprit", mais,
quand t'es petit tu piges pas et ça donne: "Le seigneur est avec vous...
- ...gnrmftlrmft.".
Bref, j'ai fait ma
grosse cynique pendant tout le truc. Déjà, on a marché
pendant 2 kilomètres, j'en pouvais plus, et ma
dernière cloppe était tombée
dans une flaque (!!!!!!). Alors, quand les
autres ont entonnés leurs:
" Darcoooos, si tu savaiiiiis, tes supressions ou on se les met!"J'ai fait mon
petit remix perso:
" Darcoooos, si tu savaiiiiis, à cause de toi, j'ai mal aux pieds!"Mais ma
révolution personnelle a été couverte par les
cris de l'Epave, qui avait décidément décidé de faire
ressortir son double révolutionnaire ce jour là, et qui, qand on a manifesté
devant le collège, a profité des hurlements pour
gueuler à la concierge:
L'épave : " BOUH
TU NOUS LAISSAIS PAS SORTIR! TU NOUS LAISSAIS
SOUS LA PLUIE! VAS CHIER CONASSE! CONASSE!
SALOPE! PUTE!
Moi: C'est bon, l'epave, du calme...
L'épave: TU
NOUS LAISSAIS PAS SORTIR, BOUH! BOUH!
Moi: L'épave, ils sont
déjà tous parti.
L'épave: Ah."
Le pire fut quand même quand le mec de terminale qui
"dirigeait" la manif s'est planté
en haut des marches de la mairie en se croyant trop
à la prise de la Bastille. Il a fait un discours à la con en
braillant tout ce qu'il pouvait, et je faisais mon doublage perso:
" ON VA
PRENDRE LA BASTILLE! A MORT LE ROI!
A MORT LA REINE! A MORT!
BRANDISSEZ VOS FOURCHES!"
Et,
comme prévu, à ce moment là, tout le monde
a brandi son parapluie. Décidément, prendre ça pour arme,
c'est la mode.
Pourquoi suis-je allé à la grève? 3 H aprés la manif: " HIPS!
Y RESTE DU JET 27! JE PEUX
FINIR?"
Oui, je ne suis pas vraiment
une personne altruiste et engagée. Ni
La Naze, ni
Ricki, parce qu'on s'est retrouvées
à danser sur la miousik de l'article,
complètement morte, et plus ou moins pleine de boue, car
murge dans le stade.
Sinon, je peux
plus aller en SVT, parce que y'avait
plein de gens avec nous, dont le fils de mon prof de SVT, et j'ai pas arrêté
de lui répéter:
" Ton père,
il est trop sexy! Il a un de ces culs,
c'est incroyable, j'ai jamais vu ça!
LA NAZE! Dis lui que son père a
des belles fesses, tu fais que le répéter depuis le début de l'année!"
- -'
Autant vous dire que
j'étais mignonne,
le lendemain, quand il a fallu aller
à la patinoire avec
Ricki,
La Blonde,
et le copain de La Blonde. La patinoire,
c'est simple, c'est pour les gens
doués. Ce qui ne m'inclut pas. Je vous jure que j'ai
passé mon temps accroché au bord à deux mains en braillant
qu'il fallait pas m'attendre, alors que les
cinquante autres utilisateurs de la patinoire faisaient joyeusement
des petits bond sur la glace. Je faisais donc des tours,
SANS LACHER LE BORD, et j'étais
tellement nulle, que y'a un
petit con de treize ans qui a fait
EXPRéS de rester accroché au bord alors que je voulais
passer!
A un moment, alors que
la Blonde,
son chéri et
Ricki demeuraient
introuvable sur la piste, j'ai fais
une escale, effondrée sur mon bord en respirant
comme un boeuf. Et, là, je
relève les yeux, et je vois
deux types en train de se faire un calin. Je fais taire
mes fantasmes débiles et je retombe ma tête contre le bord. Et j'entends un
bruit de succion. Je vous jure. Un
bruit de bisou. Je vous raconte pas le réveil de
l'instinct Pumpkin. Les types se sont
engagés sur la glace, et moi, je les regardais sans pouvoir m'arrêter, genre
statue de sel (le sel fait fondre la glace, aprés tout):
Ricki (arrivant en sautillant sur la glace): So, qu'est-ce tu fais
encore accrochée au bord? Viens
avec nous!
Moi: RICKI, j'ai vu
des pédés ! J'te jure, y'avait
des pédés, là, devant moi! C'était
trop beau! J'te jure ils sont trop mignons!
Ricki: ou ils sont
maintenant?
Moi: Ils sont...
BORDEL, ils vont passer!
Et là...
je lache le bord. J'ai
laché le bord et j'ai fait
le tour de la patinoire, sans même
trébucher et a une vitesse
plutot impressionante. J'vous jure que quand je suis arrivée à l'autre bout,
Ricki me suivait, complètement
morte de rire et elle m'a sorti:
-
Tu vois, quand t'es
motivée!
Je suis
Jésus. J'ai
marché sur l'eau (gelée). En étant moi même. Ceci est
un miracle. Je veux des pédés devant moi
au BAC de math. C'est décidé.